Proposition d’amendement au projet du PS
L’ambition du projet socialiste est de redresser la France par la mise en œuvre d’un nouveau mode de développement. Il correspond à l’attente de la société française rongée par le chômage, le sous emploi avec leur cortège de problèmes économiques, sociaux, politiques et personnels.
Il n’affirme cependant pas suffisamment clairement que la réussite du projet implique une rupture avec le présupposé idéologique et politique qui présidant à la construction européenne depuis vingt ans l'a conduit à l’impasse actuelle, à la soumission au marché et aux aléas de la spéculation.
Non, le règne de la « concurrence libre et non faussée » ne peut tenir lieu ni de politique nationale ou européenne. Non, le plein emploi n’est pas le sous-produit naturel de la concurrence « libre et non faussée ». Il suppose un pilotage politique, la mise en œuvre de projets économiques volontaristes, ce qui suppose une totale réorganisation et réorientation du système financier.
Bon nombre de propositions du projet socialiste ne sont pas finançables sous domination de la croyance libérale dans les vertus de la concurrence libérée de toute entrave politique, sociale ou morale.
L’objet de l’amendement proposé aux suffrages des sections et de la Fédération du Var du PS est d’affirmer clairement la primauté du politique sur le marché.
Il est ainsi rédigé :
Au titre 1 « Redresser la France et proposer un nouveau modèle de développement », à la fin du troisième paragraphe, après « C’est pourquoi le projet socialiste se fonde sur une ambition productive forte et se donne les moyens de la déployer dans un contexte de mutation écologique et technologique inédites. », insérer :
« La réussite de ce projet suppose de ne plus subordonner la croissance au respect du principe de concurrence libre et non faussé, mais à l’assurer par une politique économique clairement assumée. »
PY Collombat