Après le directeur du développement économique, il n’y a pas si longtemps, un nouveau firman de la Sublime Porte varoise vient de renvoyer le tout neuf directeur de cabinet du président de la CAD aux ténèbres extérieures. S’ils l’ignoraient encore, les fonctionnaires de la CAD savent où réside leur vrai DRH, qu’il ne leur est pas demandé de penser et encore moins de dire ce qu’ils pensent.
Cet épisode de la Chronique de la cour ne mériterait qu’indifférence, si le président de la CAD ne s’était cru tenu de publier par voie de communiqué en rectification des propos de son ex-directeur de cabinet, un acte de repentance passablement humiliant pour la Communauté d’Agglomération Dracénoise et ses élus.
Ceux-ci ne quémandent pas « l’aide bienveillante », pas plus du Conseil général que du maire de Toulon, dont on ne voit pas d’ailleurs en quoi il aurait à être bienveillant à leur égard. Ils revendiquent simplement un traitement équitable et par-dessus tout la liberté de décider de l’intérêt de leurs communes comme de « l’intérêt communautaire ».
Certes, mieux vaut rechercher la complémentarité des territoires varois plutôt que leur mise en concurrence stérile. Mais, cela ne signifie pas pour autant que les huit territoires de développement définis par le Conseil général soient les seuls, les meilleurs possibles et encore moins la préfiguration non discutable de la carte des intercommunalités de demain qui demeure de la responsabilité des seuls élus communaux et communautaires.
Certes une agglomération toulonnaise dynamique, en bonne santé est une chance pour le Département tout entier et on souhaite notamment à l’aéroport Hyères- Toulon de retrouver ses couleurs d’antan. Mais, tout ce qui est bon pour Toulon est-il pour autant, bon pour la Dracénie ou l’Est-Var ? Pas forcément comme on l’a vu avec la LGV. Le choix de son tracé auquel les élus est-varois ne semblent pas avoir été conviés, celui des « métropoles », favorise Toulon, mais défavorise l’Est-Var qui sera inévitablement privé d’une partie des arrêts qu’il pouvait espérer.
Quoi qu’en dise le président de la CAD, par delà différences et différents, l’Est-Var a aussi des problèmes et des intérêts communs. J’ai personnellement toujours déploré que l’on n’ait jamais tenté sérieusement d’y faire face ensemble. « Sophia Estérel », à l’initiative d’ailleurs d’Hubert Falco alors président du Conseil général, a été la seule tentative en ce sens. Elle est morte, sous les piles d’études quelques millions d’euros plus tard. Morte de l’indifférence et non du désengagement de l’Etat dont on savait dès le départ qu’il n’interviendrait pas. Une belle occasion manquée…
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas avec des communes et des communautés au garde à vous qu’on fait des départements dynamiques, des départements capables de répondre au défi de l’emploi et de la désagrégation sociale. Quant à une démocratie locale vivante…
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