ANDRE WERPIN
Quand nous avons eu la joie de retrouver André Werpin, il y a quelques mois, d’abord lors de l’Assemblée générale de l’Association des communes forestières puis de celle des CCFF, nous l’avons cru, nous avons voulu le croire, tiré d’affaire.
Malheureusement nous nous trompions et nous voilà ici, autour de lui, pour l’accompagner et lui adresser un dernier signe d’amitié.
Si je devais définir André Werpin d’un mot, je dirai que c’était d’abord et avant tout, un médecin.
Professionnel de la médecine, évidemment, mais pas seulement. Il vivait sa vie publique, en tous cas c’est ainsi que je l’ai toujours senti,
en médecin.
« D’abord ne pas nuire », le vieux principe hippocratique guidait aussi son action. Soigner, proposer, agir évidemment mais ne pas brusquer, laisser les choses avancer conformément à leur nature.
C’est cette vision, ce tempérament qu’il a apporté à l’Association des Maires Ruraux du Var à la fondation de laquelle il contribua et dont il fut longtemps l’un des membres des plus assidus.
On lui doit largement, ce qui aujourd’hui est devenu notre quotidien, la naturelle et permanente coopération de nos associations d’élus varois, chacune gardant certes ses spécificités et ses champs privilégiés d’intervention, mais toutes travaillant au même but, la défense de ces cellules de bases de la démocratie que sont les communes.
Ainsi, s’agissant d’une des préoccupations permanentes d’André Werpin, a-t-on pu, collectivement, faire avancer l’idée, idée simple comme le bon sens, que multiplier les moyens de lutte contre les incendies de forêt sans développer en même temps l’entretien régulier de l’espace vivant et habité qu’elle constitue, est une impasse, une dangereuse impasse.
Nous sommes loin d’avoir convaincu tout le monde de cette évidence, notamment les détenteurs des clefs de la caisse, mais le corps de réflexion a été élaboré et à commencé à recevoir des applications au gré des initiatives locales et grâce au soutien apporté par l’association des communes forestières.
Continuer ce combat sera notre façon de rester fidèles à l’engagement d’André Werpin, une façon de poursuivre son patient combat au service d’un idéal : celui de collectivités à taille humaine vivant en harmonie avec leur environnement naturel, en dialogue permanent avec lui.
Fidèle, comme il le fut, à sa commune, à ses idéaux politiques, professionnels, à l’Homme.
C’est cette fidélité, cette chaleur humaine, cette conviction profonde et tranquille, ce sourire toujours accueillant qui se faisait discrètement ironique au coin de l’oeil quand l’interlocuteur poussait un peu loin, que nous conserveront d’André.
Autant dire qu’il reste parmi nous.
A bientôt André, dans nos souvenirs.
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