Rapport

TOUS LES RAPPORTS

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UNE CRISE EN QUÊTE DE FIN. 
Quand l'Histoire bégaie.



Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, Sénateur du var.

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ADMINISTRATION GÉNÉRALE ET TERRITORIALE DE L’ÉTAT
Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, 
Sénateur du var.

Avis présenté au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale sur le projet de loi de finances pour 2017, ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE,
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EVOLUTION DE L’ACTIVITE DES SERVICES DEPARTEMENTAUX D’INCENDIE ET DE SECOURS (SDIS) EN MATIERE DE SECOURS A PERSONNE,

QUAND LA REFORME RENCONTRE LES TERRITOIRES

Deuxième rapport d'étape de la mission de contrôle et de suivi de la mise en oeuvre des lois de réforme territoriale

Rapport n° 730 (2015-2016) - 29 juin 2016
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ADMINISTRATION GÉNÉRALE ET TERRITORIALE DE L’ÉTAT
Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, 
Sénateur du var.

Avis présenté  au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale (1) sur le projet de loi de finances pour 2016, ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE,
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ADMINISTRATION GÉNÉRALE ET TERRITORIALE DE L’ÉTAT
Par M. Pierre-Yves COLLOMBAT, Sénateur du var.

Avis présenté au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage
universel, du Règlement et d’administration générale (1) sur le projet de loi de
finances pour 2015, ADOPTÉ PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE,
TOME I


  

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« Moi, je n’ai pas changé » var matin 02/02/16
 
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« MOI, JE N’AI PAS CHANGÉ »

Entretien tiré de Var Matin daté du mardi 2 février 2016 Pierre-Yves Collombat

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C’est le dernier « grand » élu de la gauche dans le Var. Mais le sénateur a tourné la page du PS et s’inquiète de voir « les deux partis de gouvernement partager les mêmes positions »

C’est le dernier « grand » élu de la gauche dans le Var, son unique parlementaire. Mais qui en a fini avec son parti d’origine, le PS. « Moi, je n’ai pas changé », affirme le sénateur Pierre-Yves Collombat. De là à en conclure que ce sont les autres… Très présent au Sénat où il siège depuis 2004, l’ancien conseiller général de Callas défend toujours aussi ardemment les collectivités territoriales. Mais s’interroge sur l’avenir d’une classe politique « qui refuse de poser les vraies questions ».

On vous a peu entendu depuis les élections régionales. Quel bilan en tirez-vous ?

C’est un vrai désastre, peu propice à une renaissance de la gauche… Dans le Var en particulier où elle n’avait déjà plus de représentant au Département. Grâce notamment au concours du gouvernement, nous avons eu un changement de mode de scrutin et un découpage très défavorable à la gauche. Il faut toujours compter sur ses amis… Quant aux régionales, je n’ai pas bien compris, ou alors trop bien, quel était le but du retrait de la liste de gauche.

Vous y étiez opposé ?

J’étais contre et ce qu’il s’est passé en région Alsace-Lorraine me confirme dans cette opinion. Jean-Pierre Masseret (le candidat de la gauche) s’est maintenu et le FN n’a pas pris la Région ! J’en ai discuté avec lui : il a reçu le soutien de gens qui n’avaient jamais voté pour lui. Mais qui l’ont fait au second tour car il avait su résister. Un phénomène étonnant pour le stratège en chambre… Car dans le vote Front national et dans l’abstention, s’exprime aussi une prise de distance des électeurs avec la manière dont la politique se fait, ou ne se fait pas, aujourd’hui.

Où en êtes-vous avec le PS ?

Je ne suis plus membre du Parti socialiste. Je n’ai pas démissionné mais je n’ai pas repris ma carte. Ils doivent très bien se passer de moi.

Mais vous êtes tout de même le seul parlementaire de gauche dans le Var…

Justement, c’est encombrant un parlementaire vraiment de gauche. Moi, je suis toujours au même endroit, je n’ai pas changé. J’ai combattu les réformes Sarkozy, j’ai combattu les réformes Valls et Hollande qui sont les mêmes, parfois en pire. Je n’ai de compte à rendre qu’à mes électeurs. Les autres, je m’en moque ! D’ailleurs c’est inscrit dans la constitution : tout mandat impératif est nul.

On entend tous les jours les politiques dire qu’il faut faire de la politique autrement. Ça vous inspire ?

Ce sont des mots. Et personne ne nous dit jamais en quoi cela va consister. Faire de la politique autrement, c’est prendre des positions différentes sur les sujets essentiels. Comme l’Europe – est-ce que l’on continue dans cette impasse ? - , la politique économique, la politique étrangère, celle en direction des collectivités territoriales, etc. Ceux qui affirment vouloir faire de la politique autrement n’ont aucune envie de changer de position sur tous ces grands sujets. Les contraintes et la mondialisation, ce n’est pas une fatalité ! C’est le résultat d’une politique. Il ne faut pas s’étonner que les électeurs se demandent pourquoi voter pour untel ou untel puisqu’ils font finalement la même politique !

Cela signifie-t-il que vous avez pris du recul ?

Non, mais plus le temps passe, plus les effets délétères des politiques menées depuis des années sont palpables. Pourtant je le répète, il n’y a pas de fatalité. Si la situation est confuse et bloquée, c’st parce qu’on refuse de voir les vrais problèmes.

L’Europe en fait bien sûr partie ?

Oui, c’est la première des questions. Quid de cette construction européenne ? Il faut poser la question de notre position vis-à-vis de l’Allemagne. Nous avons des intérêts antagonistes sur les questions économique et financière. La monnaie unique, ça arrange les Allemands. Pour eux, l’euro est faible ; pour nous, il est trop fort. Dès que Hollande a été élu, il a couru voir Angela Merkel. Si j’avais été président, ce n’est pas à Berlin que je serai allé mais à Rome ou à Madrid ! Quant à notre politique économique, pourquoi vouloir faire à tout prix des économies, notamment dans les collectivités territoriales ? Les dépenses des uns, ce sont les recettes des autres ! Si tout le monde refuse de dépenser, comment voulez-vous que l’économie reparte ? Ça n’a pas de sens que le pacte de stabilité passe avant le pacte de sécurité ! Finalement, les deux partis de gouvernement ont les mêmes positions.

De quel homme politique vous sentez-vous proche ?

Jean-Pierre Chevènement. Je ne suis pas d’accord sur tout ce qu’il dit mais il a le courage de poser les bonnes questions. C’est quelqu’un qui a le plus souvent mis en accord ses pensées avec ses actes.

Propos recueillis par Mireille Martin (mmartin@varmatin.com)

 

 


« Moi, je n’ai pas changé » var matin 02/02/16 | Page 1 sur 1 | « Moi, je n’ai pas changé » var matin 02/02/16

  

 La lettre du Sénateur

La lettre du Sénateur N° 49 janvier fevrier mars 2017

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